Congrès International d'Esthétique Appliquée et Spa de 1957 à nos jours




  Congrès International d'Esthétique Appliquée et Spa de 1957 à nos jours



Congrès International d'Esthétique Appliquée et Spa de 1957 à nos jours




Congrès International d'Esthétique Appliquée et Spa de 1957 à nos jours




Congrès International d'Esthétique Appliquée et Spa de 1957 à nos jours

HISTORIQUE

PASSÉ, PRÉSENT, AVENIR du Congrès International d'Esthétique Appliquée.

Etre ensemble. Et si ces deux mots étaient tout simplement la raison d'être du Congrès. «Le 1er Congrès de Molitg a révélé que l'Esthétique française veut être une grande famille professionnelle». Ces lignes que Monsieur Pierantoni écrivait en mai 1957 dans Les Nouvelles Esthétiques, suite au 1er Congrès, sont aujourd'hui plus que jamais d'actualité.

 

DE MOLITG À PARIS, 50 ANNÉES DE CONGRÈS

Avant le premier Congrès de 1957, les Esthéticiennes se retrouvaient régulièrement dans différentes villes de province pour des réunions de travail très conviviales. Il y avait tant à découvrir, à apprendre ! Chacun, chacune, Esthéticiennes, médecins, laboratoires, etc. apportaient leurs connaissances, leur savoir-faire, leur expérience de France et d'ailleurs.

Mai 1957 : 1er Congrès de Molitg-les-Bains

«Inoubliable» titraient Les Nouvelles Esthétiques de mai 1957, qui faisaient l'éloge de ce premier Congrès de Molitg-les-Bains (Pyrénées Orientales), de son organisation et de son succès. L'initiative de ce premier Congrès fut prise conjointement avec M. Jacques Vidal, Directeur de la Société Biotherm-Molitg. Ce Congrès n'aurait pas connu le succès qu'il a rencontré sans le dévouement le plus total des membres du comité directeur de la Société Française d'Esthétique Appliquée (S.F.E.A.) : Madeleine Maguin, Monique Moreau, Michelle Josziak, Lucienne Dargent, Andrée Dard, Janine Cannac-Pierantoni.
La leçon la plus intéressante qui se dégage de ce premier Congrès est que toutes les Esthéticiennes ont compris la nécessité impérieuse de l'union de la profession, d'une parfaite entente entre elles et d'une action commune pour leur défense.

Le programme de ce premier Congrès était déjà très riche : conférence des Docteurs de Massia et Hallez sur le thème «Thermalisme et Dermatologie», exposé de Jean d'Athènes sur le «Maquillage cinéma, théâtre et télévision», films en couleur de Jean d’Estrées sur les masques, documentaire sur le «Massage Lancôme», exposé de M. Moine sur «L’action des savons de toilette sur l’épiderme», communication de M. Jean Morelle sur «Le vieillissement de la peau», exposé de M. Marissal sur «Les planctons thermaux en Esthétique», communication du Docteur Lionel Baudu sur le «Peeling médical et le peeling cosmétique», communication du Docteur Glaunes sur «La relaxation», communication duDocteur Soum sur le thème «Allergies et produits cosmétiques», exposé de Mme Madeleine Maguin, professeur de l’Enseignement, sur «Le rôle social de l’Esthéticienne», etc.

Avril 1958 : le 2ème Congrès National d'Esthétique Appliquée a lieu à Paris

Le 2ème Congrès National d'Esthétique Appliquée, tel est désormais son appellation en avril 1958, est placé sous le signe de la «pratique» et se déroule à Paris. Les buts de ce 2ème Congrès sont les suivants : «

  • 1. Prouver la vitalité de notre profession.
  • 2. Prouver que l'Esthétique est une discipline scientifique nouvelle, possédant des techniques qui lui sont propres et ayant droit, de ce fait, à une autonomie totale et complète, tout en souhaitant une collaboration étroite avec la médecine et la cosmétologie.
  • 3. Prouver que la collaboration entre la médecine et l'Esthétique est possible, souhaitable et nécessaire dans l'intérêt de la santé publique.
  • 4. Prouver que l'Esthéticienne est en droit d'obtenir un STATUT LÉGAL, au même titre que d'autres professions (tels les «moniteurs d'auto-écoles» qui ont été pourvus d'un statut ces jours derniers).»
    Extrait des Nouvelles Esthétiques de mars 1958.

Notons que ce Congrès de 1958 a ouvert ses portes aux «clientes» le dimanche à partir de 18 heures. Ce fut aussi l'année de la première soirée de gala avec un dîner promenade en «bateau-mouche» sur la Seine.

Avril 1961 : succès éclatant du 5ème Congrès National d'Esthétique Appliquée

Les exposants sont de plus en plus nombreux à présenter leurs produits et appareillages et, en 1961, on ne compte pas moins de 50 exposants, dont, pour la première fois, deux exposants étrangers : la firme allemande «Sans Soucis» qui présentait sa gamme de produits de soins à base d'eau de Baden-Baden, et la firme anglaise «Stauffer» de Londres qui mettait en avant sa table de traitement.
Quant au nombre des Esthéticiennes fréquentant le Congrès, il a été multiplié par 10 en cinq éditions avec, en 1961, 1 500 Esthéticiennes françaises, mais aussi étrangères.
«Toutes les démonstrations à l'écran téléviseur ont été filmées, ainsi que les stands et les deux défilés. Il a été tiré 32 bobines de film en couleur de 18 millimètres. Ce film, une fois découpé et sonorisé,sera projeté dans toutes les villes de province et à l'étranger.» Extrait des Nouvelles Esthétiques de mai 1961 qui prouvait l'ampleur et les ambitionsde la profession.

Avril 1965 : rendez-vous à Cannes pour le 6ème Congrès National d'Esthétique Appliquée

Au programme, des communications et des exposés-débats de plus en plus passionnants. Parmi ceux-ci :

  • «Les certificats de scolarité délivrés par les écoles privées d'Esthétique et le problème de leur homologation dans le cas où la profession d'Esthéticienneserait, un jour, réglementée», par H. Pierantoni.
  • «Classification des différents types de femmes, d'après leur carnation et leur teint. Conséquences pratiques pour l'exécution du maquillage», par Wanda Michell, Esthéticienne et professeur d'enseignement technique.
  • «Les applications de la relaxation dans la pratique Esthétique quotidienne», par Marcel Rouet.
  • «Les algues marines et leur emploi pratique sous forme de masques», par M. de Stefani, Docteur ès Sciences.

Avril 1966 : succès complet et total du 7ème Congrès National d'Esthétique Appliquée

Toute la profession exprime sa satisfaction : 2 000 Esthéticiennes et 82 exposants ont assisté à ce 7ème Congrès.
«Nous avons déjà eu l'occasion de dire qu'il est péché d'orgueil et gênant d'affirmer qu'une manifestation a remporté un succès total et complet, lorsque celui qui écrit, et le journal dans lequel il écrit, en ont été les organisateurs. Mais le témoignage d'un nombre si considérable de participants et d'exposants prouve qu'une telle affirmation n'a rien d'excessif.» Extrait de l'édito de H. Pierantoni des Nouvelles Esthétiques de mai 1966.
Ajoutons aussi comme preuve de ce succès que le ministre de la Santé et le ministre de l'Education Nationale ont honoré de leur présence ce Congrès.
A noter une communication fort intéressante à la tribune du Congrès : la commission de cinq Esthéticiennes chargées de l'étude de la classification des différents types de peau.
Au cours de la soirée de gala organisée dans le cadre de ce 7ème Congrès (faute de place, Paris ne possédant pas à l'époque desalle suffisamment vaste pour ces grandes soirées, ni de véritable centre de Congrès) l'entrée avait dû être refusée à plus de 400 personnes ! MariaCarita a présenté deux mannequins maquillés et coiffés par ses soins, et l'Ecole Internationale des Techniciennes de Beauté de Paris a fait défiler des coiffures et des costumes de la Renaissance.

Avril 1970 : le 9ème Congrès National d'Esthétique Appliquée s'installe à Versailles

«Le Secrétaire général du Congrès et son équipe sont heureux d'aller se loger où les Rois de France habitèrent pendant deux siècles. Et puis, Versailles, c'est encore Paris, quoiqu'en disent certaines Esthéticiennes parisiennes qui voudraient un Congrès au coeur de leur ville, et si possible dans l'immeuble où elles habitent. Mais, à Paris, il n'y a pas de Palais des Congrès en mesure de contenir 2 000 congressistes», annonçait H. Pierantoni dans Les Nouvelles Esthétiques de mars 1970.
Flashs chiffrés sur ce 9ème Congrès d'avril 1970 au Palais des Congrès de Versailles :

  • 36 personnes ont participé à 'organisation, entourées par un bataillon d'hôtesses de l'Ecole des Techniciennes de Beauté,
  • pour la première fois, les médias s'intéressent au Congrès avec notamment trois minutes le dimanche 12 avril au Journal de 20 heures,
  • les deux coiffeurs qui avaient été mis gracieusement à la disposition des congressistes le dimanche et le lundi, ont donné 200 coups de peigne.
  • 300 Esthéticiennes françaises et étrangères se sont inscrites pour recevoir le «Diplôme d'Honneur» de participation au 9ème Congrès.

Au dire des publications dans le compterendu du Congrès, l'honnêteté et l'humour caractérisaient cette époque : «Ce qui a été perdu et n'a pas encore été réclamé : trois gants noirs dépareillés et un collier de perles (s'adresser au bureau du journal). Ce qui n'a jamais été perdu : la bonne humeur, le savoir-vivre et le sens de l'humour», annonçaient Les Nouvelles Esthétiques après le Congrès.
H. Pierantoni cite fièrement au lendemain de ce 9ème Congrès : «La profession d'Esthéticienne a montré qu'elle est sortie des tâtonnements de l'enfance et qu'elle devient majeure.» Mais, Rédacteur en Chef et Secrétaire Général du Congrès sont des fonctions qui ne suffisent pas à H. Pierantoni qui écrit un scénario de spectacle, inspiré des fastes des soirées de la Cour à Versailles : «La réception du Roi Louis XIV et de sa cour, donnée en l'honneur des Esthéticiennes en sa ville.»
Le 9ème Congrès, c'est aussi le souvenir d'une merveilleuse soirée de gala au Bal du Moulin Rouge, et la communication d'une personnalité de l'Esthétique anglaise qui honora de sa présence ce Congrès : M. Arnould Taylor, Chairman of the Association of Beauty Therapists, Dean of the College of Beauty Therapy, Londres.

Avril 1972 : le 10ème Congrès National d'Esthétique Appliquée

Fait marquant de ce Congrès, la délégation canadienne est reçue à l'Hôtel de Ville de Paris, le mardi 18 avril 1972, par le Conseil municipal de la capitale. Conduite par Edith Serei qui avait organisé le voyage de Montréal, la délégation comptait près de 100 personnes.
Une large part des informations pré-Congrès dans les pages du magazine, était consacrée à la mise en valeur des Esthéticiennes au Congrès. Ainsi, des conseils vestimentaires étaient par exemple prodigués dans Les Nouvelles Esthétiques qui titraient en mars 1972 :
«Comment vous habiller pour le Congrès ? Nous vous avons toujours demandé d'être très élégantes, très soignées et très belles. Vous avez toujours eu la gentillesse de nous écouter et d'année en année, vous avez contribué à donner à vos Congrès un standing et une allure que bien des professions nous envient. Pour la soirée de gala à l'Hôtel Méridien, vous pouvez venir en robe longue ou en robe du soir courte ou en tenue du soir fantaisie. Nous accomplissons tous les efforts pour vous fournir des cavaliers afin que toutes les Esthéticiennes puissent danser. Exigez des hommes qui vous accompagnent la tenue de soirée (classique ou fantaisie). N'ayez aucun souci pour votre coiffure : deux coiffeurs seront en permanence au Palais des Congrès pendant la journée de dimanche afin de vous donner un coup de peigne.»

Avril 1976 : le 12ème Congrès National d'Esthétique Appliquée de 1976 réunit 134 exposants et 5 000 participants

Par ce nombre, c'était à l'époque le Congrès le plus important qui se soit déroulé en France depuis plusieurs années. Heureusement, les organisateurs avaient prévu de l'espace supplémentaire pour les nouveaux exposants car le Palais des Congrès de Versailles n'était plus assez grand.
«J'avais eu l'idée de faire construire sur la terrasse, située face au Palais et dominant la rue de la Chancellerie, une tente destinée aux exposants. En réalité,
mon idée n'était pas nouvelle : les Rois de France l'avaient eu avant moi, puisqu'à ce même endroit ils avaient fait dresser des tentes qui logeaient les gardes françaises. Je les ai nommées «Tentes Royales». A la demande expresse du Conservateur du Château, j'imposais au constructeur, l'entreprise Perrier, les couleurs de la Maison de France : blanc et bleu.» H. Pierantoni, Les Nouvelles Esthétiques, juin 1976.
Durant la soirée de gala à l'Intercontinental de Paris, 1 100 congressistes ont dîné et dansé. Les danses furent ouvertes par une formation de trente cinq musiciens de la Batterie Fanfare de la Garde Républicaine de Paris, grâce au ministre de la Défense. Durant cette soirée très animée, Michel Dumas, styliste de Sothys, avait exécuté deux beaux maquillages (dont celui de la déesse Sothys), et Gérard Majax, accompagné de ses huit magiciens, avait égayé les tables de ses tours de prestidigitation.
1976, c'est aussi l'année d'un des premiers concours de maquillage qui prendra de plus en plus d'ampleur et de popularité en attirant des foules considérables acclamant les modèles -tous plus réussis les uns que les autres- sous des tonnerres d'applaudissements.
Thème choisi pour ces magiques body painting réalisés par des maquilleurs français et étrangers : la Mer.

Avril 1980 : le 14ème Congrès National d'Esthétique Appliquée est un millésime plus international que jamais

7 000 participants, 150 exposants et 36 pays ont participé au 14ème Congrès de 1980 : 170 Esthéticiennes espagnoles, 25 Esthéticiennes japonaises...
Pour satisfaire au mieux toutes ces Esthéticiennes étrangères qui s'étaient déplacées jusqu'à Versailles pour assister à ce 14ème Congrès, la traduction simultanée était assurée par des interprètes anglaise, espagnole, grecque, italienne, japonaise, et serbe !
Le Congrès est devenu un événement médiatique et les émissions télévisées et radiophoniques montrent de plus en plus d'intérêt à cette manifestation qui attire les foules : RTL (magazine d'Anne-Marie Peysson), France Inter (le Journal d'Yves Mourousi et «Le téléphone sonne»), FR3 Ile de France (Journal de 19 h), A2 (Journal de 20h), etc.

Avril 1984 : 16ème Congrès National d'Esthétique Appliquée

Les «Tentes Royales», occupant une surface de 2 500 mètres carrés, face au Palais des Congrès de Versailles, ont accueilli une grande partie des 182firmes exposantes. Au programme des conférences : «Le traitement des rides par l'A.D.N.» par le Dr Tutzo, audiovisuel sur «Le drainage lymphatique du visage», «Les injections anti-rides et l'Esthéticienne », par le Dr Butnaru, «Gommage total et profond de la surface épidermique chez l'homme», par Marie-Pascale du Serre-Telmon, etc.
La soirée du 16ème Congrès a réuni plus de 600 congressistes le dimanche soir 8 avril 1984 sur le «Nomadic» ancré face à la Tour Eiffel. Comme d'habitude, rien n'avait été négligé et les trois ponts du bateau avaient été réquisitionnés pour dîner et danser jusqu'à l'aube... La croisière s'amusera d'ailleurs encore lors du Congrès de 1986, puisque le «Iéna Tour Eiffel» accueillera une foule endiablée...

Les Olympiades du Maquillage : l'apogée de la créativité

Aucun thème des Olympiades de maquillage n'a réussi à entamer l'imagination des «body painters» au cours de toutes ces années : «Les fées de votre enfance» en 1980, «Les signes du Zodiaque» en 1982, «Les Sources d'énergie terrestre et céleste» en 1984, «Les Dieux et Déesses de l'Olympe» en 1986, «Les insectes» en 1987, «Les Sept Péchés Capitaux» en 1988, et encore «L'Amérique» en 1993.